Site SCO1919
Forum SCO1919

Déroulé de la saison 2022/23

La saison

20ème en championnat de France de Ligue 1.
8ème de finale de la Coupe de France.
 

Chez les gardiens, le prometteur Fofana arrive du Havre mais, contre toute attente, Bernardoni reste, alors que Mandrea s'en va. La défense est totalement reconstruite, avec les départs de Thomas, Traoré et Manceau, ainsi que d'Ebosse durant la préparation. Les expérimentés Blazic et Hountondji et le jeune Sabanovic arrivent. Puis, plus ou moins en catastrophe, on fait venir Camara, Valéry et Chetti. L'ex-capitaine de Naples, Ghoulam, arrive durant l'hiver. Au milieu, Mangani et Pereira-Lage préfèrent partir, Cabot et Fulgini sont vendus. Seul Abdelli vient en renfort. Puis se produit la Coupe du Monde et la mise en lumière d'Ounahi et Boufal, brillants demi-finalistes. Cela scelle leur destin au mercato hivernal, ils sont vendus. Amadou arrive en compensation. Devant, Cho et Bahoken s'en vont, alors que les attaquants indésirables sont prêtés. Ils sont remplacés par une valeur sûre, Hunou, un jeune prometteur, Sima, et un pari, Salama. Durant l'hiver, Niane complète l'attaque.

Dès le début de saison, c'est compliqué. Après un nul malheureux contre Nantes (2 penalties oubliés) et un nul heureux à Auxerre (2-2), le SCO enchaîne avec 4 défaites. Le scénario rocambolesque face à Reims fait mal : le SCO est mené 2-0 à la mi-temps, puis Boufal entre, met le feu et permet au SCO de rapidement revenir à 2-2 et de mettre une grosse pression. Met une boulette rapide d'Hountondji met à mal les efforts et le SCO perd 4-2. Puis il continue avec une râclée à Lyon (5-0). En septembre, on pense que la chance tourne avec enfin une victoire face à Montpellier grâce à un penalty gentillet (2-1) puis une victoire à Nice (1-0) face à un adversaire réduit à 10 à la 9ème... seconde. Mais ce n'est qu'un feu de paille. Les Angevins encaissent ensuite 7 défaites consécutives, pas toutes méritées, mais cela scelle le sort de Baticle qui est remplacé par Bouhazama durant la pause Coupe du Monde. Le championnat reprend à Noël et l'on espère un sursaut. Mais rien ne change, et le SCO termine les matches aller avec 4 nouvelles défaites, soit 11 de suite. Le record absolu de 12 est en vue.

Le SCO égale le record par une débandade à Brest (0-4) puis le bat dans des conditions invraisemblables. Le SCO reçoit Ajaccio, mène rapidement et se fait égaliser par un gamin à peine entré. Doumbia se fait exclure et Ajaccio l'emporte sur un but à la 94'... La série s'arrête toutefois là, merci Lorient qui ne peut faire mieux que 0-0. Le SCO reprend rapidement ses habitudes avec 5 défaites consécutives, dont un cinglant 5-0 à Montpellier, à la suite duquel Bouhazama laisse se place à Dujeux. Il faut attendre la 30ème journée et la venue de Lille pour que le SCO regoûte enfin à la victoire (1-0), après 21 matches sans victoire, dont 18 défaites ! Les Angevins perdent à nouveau les 5 matches suivants, avant de mieux finir. Un but de Rao Lisoa à la 90' contre Troyes lors de l'avant-dernière journée permet au SCO de finir avec 18 points et de ne pas récupérer le record de la pire équipe de L1 de l'histoire (17 points)...

Seulement 33 buts marqués, 11 de moins que la saison précédente, moins d'un but par match et seulement 4 de plus que M'bappé ! Le SCO finit avec une piteuse 19ème attaque et un meilleur buteur à 5 buts, ce qui est le pire meilleur buteur de son histoire. La défense a quant à elle été tout bonnement catastrophique, avec 81 buts encaissés, soit 26 de plus que la saison dernière et plus de 2 par match ! Le SCO finit avec la 19ème défense. Globalement, au vu de ces statistiques, la 20ème place du SCO n'en est que des plus logiques. Le bilan à domicile est dans la même lignée, avec seulement 12 points (soit 14 de moins que la saison dernière) et 13 défaites concédées ! Le SCO est bien sûr dernier. Le bilan à l'extérieur est encore pire avec seulement 6 points pris (9 de moins que la saison dernière) et la 20ème place. Il n'y a ainsi eu qu'une seule victoire (à Nice, réduit à 10 à la 9ème seconde), et le SCO a même offert à Troyes sa seule victoire à domicile de la saison.

En Coupe de France, cela a été mitigé. Le SCO s'est qualifié presque contre toute attente à Strasbourg aux tirs au but. Puis, 2 semaines plus tard, il est retourné à la Meinau parachever le travail contre le petit Poucet de R1, Strasbourg Koenigshoffen, et c'est passé de justesse (1-0). En 8èmes, les Nantais sont venus se qualifier à Raymond-Kopa aux tirs au but, après avoir égalisé dans les dernières minutes.

Le public

Il y a eu 9719 spectateurs de moyenne en championnat contre 8021 la saison précédente, soit une augmentation de 14%. Cela peut paraître étonnant au vu de la saison désastreuse, mais il y a quelques raisons majeures qui expliquent cette hausse. Tout d'abord, la moyenne de la saison dernière avait été handicapée par quelques matches avec jauge Covid-19. Et surtout, la nouvelle tribune St-Léonard a ouvert en cours d'année. Il s'agit d'une belle réussite architecturale, un peu moins en termes de marketing, avec une jauge VIP beaucoup trop élevée. En fin de saison, le club a su aussi réagir et proposer des offres plus attractives.

Les trois meilleures affluences ont été :

  1. Marseille (J09) : 17000 spectateurs. Pas de surprise pour la meilleure affluence de la saison. Cette défaite (0-3) a lancé l'ignoble série.
  2. Paris (J32) : 16914 spectateurs. Pas une grosse surprise non plus pour la 2ème affiche, avec à la clé une prestation satisfaisante des Angevins, malgré la défaite (1-2).
  3. Nantes (J01) : 15700 spectateurs. C'est la 1ère journée de la saison, un derby, et l'un des rares bons matches du SCO, soldé par un très frustrant 0-0.

Les trois pires affluences ont été :
  1. Lorient (J17) : 6000 spectateurs. Un match le 1er janvier (!), contre un adversaire lambda, en pleine série de défaites. Série qui a continué suite à ce match, bien que contre le cours du jeu (1-2).
  2. Montpellier (J07) : 6165 spectateurs. Peu de gens ont eu le plaisir d'assister à la 1ère victoire de la saison (2-1). Il faut dire que le SCO restait sur 2 nuls et 5 défaites...
  3. Toulouse (J27) : 6487 spectateurs. Match en plein mois de mars, après 18 matches sans victoire... dont 16 défaites. Et cela a continué (0-2).

Cette saison, 8 matches ont franchi la barre des 10000 spectateurs et 5 sont sous la barre des 7000, c'est mieux que la saison dernière, mais cela reste trop faible.

Les dirigeants

Par où commencer la saison cataclysmique de Saïd Chabane ? Chronologiquement, par la vente avortée durant l'été aux Américains de GFC. Cela a plongé le club dans l'incertitude durant l'inter-saison, pour rien au final. Au niveau du secteur administratif, le président a fait n'importe quoi. Il a recruté Jalal Benalla en septembre au poste de recruteur, pour des raisons si obscures que ce dernier est parti en décembre. Et que dire de l'arrivée en octobre de Mohamed Sifaoui, fin connaisseur de la lutte contre l'islamisme, au poste de directeur de la communication. Il a absolument tout raté en termes de communication, se mettant à dos la presse puis les supporters en quelques jours. Il est parti avant la fin du championnat, pris dans la tourmente d'une affaire de détournement du fonds Marianne. Il a également licencié le directeur juridique, Valentin Harribey.
La gestion de l'effectif n'a pas été non plus un long fleuve tranquille. Boufal et Ounahi ont pu jouer quand ils en avaient envie avant la Coupe du monde, avec des blessures idéalement survenues quelques semaines avant cette dernière. Et leurs performances en Coupe du monde ont aiguisé les appétits mais leur départ a finalement été très tardif, au bout du mercato hivernal. Quant à Chetti, qui a écopé de 4 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle, il a d'abord été protégé, puis mis à pied puis licencié. Pour couronner le tout, le SCO a été condamné en fin de saison à une interdiction de recruter pour 2 mercatos en raison d'éléments douteux dans le transfert de Chetti... Et il y a bien sûr le licenciement de Gérald Baticle et le départ contraint d'Abdel Bouhazama.
Au rayon des bonnes nouvelles figure quand même l'inauguration de la nouvelle tribune St-Léonard à l'automne. Il s'agit d'une très belle enceinte. Reste à la rendre un peu moins orientée VIP pour qu'elle puisse réellement se remplir, ce qui a été rarement le cas durant la saison.
Mais la fin de saison s'est à nouveau assombrie pour le président, avec 2 mises en examen : pour blanchiment d'argent en bande organisée et exercice illégal de la fonction d'agent d'une part et pour agressions sexuelles aggravées d'autre part. C'est ce qui l'a conduit à prendre du recul au profit de son fils.

Romain Chabane est arrivé au poste de président le 29 mars, tout comme Teddy Kefalas au poste de président-délégué. Le fils du boss s'est montré très discret. C'est Kefalas que l'on a vu au quotidien. Il est à l'aise pour promettre, on attend désormais les actions.

Au poste de directeur sportif, Laurent Boissier avait certes une enveloppe restreinte pour recruter, mais l'on peut dire que cela a été globalement raté. S'il y a bien eu un ou deux bons coups (Salama, Abdelli), les autres recrues ont été médiocres voire catastrophiques. Il n'a pas réussi à offrir à Baticle des joueurs validés ensemble et même ses recrutements intéressants sur le papier (Hunou, Hountondji) ont été ratés, tout comme la plupart de ses paris.

Les entraîneurs

Gérald Baticle a vu tous (presque) ses cadres partir au mercato estival, soit parce qu'il n'a pas voulu les conserver, soit parce que ces derniers n'ont pas voulu rester. Il a donc dû très largement reconstruire son équipe, et notamment sa défense. Et il n'a jamais réussi à trouver la bonne carburation. La défense était abonimable sur coups de pied arrêtés et Baticle s'est entêté à la faire jouer en zone. Il n'a jamais réussi à faire jouer collectivement les fortes individualités. Et il a eu le mauvais goût d'attaquer Bouhazama au soir de sa 1ère victoire, qui s'est fait attendre... A la veille de la Coupe du Monde, sur une série en cours de 7 défaites consécutives, Baticle est limogé et remplacé par Bouhazama.

Abdel Bouhazama a pris l'équipe le 24 novembre. Et il est parti le 7 mars après un bilan de 9 défaites et 2 nuls. Autant dire qu'il n'y a pas grand-chose qui s'est amélioré durant son service... Cependant, s'il est parti, ce n'est pas directement à cause de ses résultats. Quelques jours avant le déplacement à Montpellier, Chetti est mis en cause pour agression sexuelle. Et Bouhazama ne trouve rien de mieux que de le titulariser à Montpellier (alors que rien ne le justifiait sportivement) et de minimiser les faits durant la causerie d'avant-match ('On a tous touché des filles.')...

Alexandre Dujeux, adjoint de Baticle depuis la saison dernière, puis de Bouhazama, a pris les rênes de l'équipe pour la fin de la saison. On a senti un petit peu de mieux (dont quelques victoires !) et plus de cohésion. Pas de quoi s'enflammer, mais suffisant pour sa reconduction en L2.

Les joueurs

Comme la saison passée, le poste de gardien a été géré de façon étonnante. Fofana avait été recruté pour devenir le n°1 avec un départ supposé de Bernardoni. Or ce dernier est resté contre toute attente, et il a réalisé une meilleure préparation que Fofana. Baticle a donc donné du temps de jeu aux 2 gardiens. Les 2 ont donné à peu près satisfaction mais c'est finalement Bernardoni qui s'est imposé comme titulaire suite à une blessure de Fofana. Ses prestations correctes lui ont permis de garder la place quasiment jusqu'à la fin (Fofana a joué les 2 derniers matches).

Le SCO a souvent joué à 5, avec 2 pistons plutôt défensifs sur les côtés. Hountondji a été le joueur le plus utilisé de l'équipe, généralement en défenseur central. Et il a également été l'un des plus décriés. Il a rarement été maître des airs malgré sa taille et a réalisé quelques bourdes mémorables (le penalty contre Reims ou l'incroyable csc à Rennes). Valéry, arrivé à la fin de l'été, a été majoritairement titulaire. Il a joué principalement piston droit mais il a été aussi utilisé comme central droit. Il a des qualités techniques et athlétiques mais il a aussi des sautes de concentration qui ont souvent porté préjudice et il n'a guère été décisif offensivement. Blazic, international slovène et champion de Hongrie, était supposé être une garantie pour la défense. Mais, en défenseur gauche, il n'a jamais réellement trouvé sa place, malgré quelques buts. A gauche, Doumbia n'a pas confirmé sa bonne fin de saison précédente et a joué à l'envers une bonne partie de la saison. Il a également été écarté en fin de saison pour raisons extra-sportives. Bamba a joué assez régulièrement, surtout défenseur droit, mais il est plutôt sur le déclin. Thioub a beaucoup joué piston droit, volontaire mais brouillon. El Melali a également surtout joué en piston droit. Ses prestations ont été plutôt bonnes, mais entrecoupées de nombreuses absences pour blessure. Camara n'a pas joué souvent, mais la plupart de ses prestations ont été très faibles. Sabanovic, arrière droit, a vite été écarté du fait de l'insuffisance de ses prestations. Il est revenu en fin de saison et a même marqué 2 buts improbables, dont celui de la victoire contre Lille qui mettait fin à l'incroyable disette. Ghoulam, ancien capitaine de Naples, est arrivé au mercato d'hiver pour jouer à gauche. Ses matches ont été corrects mais il n'a que peu joué en raison d'une blessure. Kalumba a été la surprise du chef en fin de saison. Le jeune ailier droit de 17 ans, qui n'avait que peu joué en N2, s'est imposé comme... piston gauche ! Prometteur pour la suite. Amadou est arrivé durant l'automne pour renforcer le milieu. Il a surtout joué en défense, et très peu. Il est reparti durant l'hiver. Rao Lisoa est l'autre belle découverte de la fin de saison. Le réserviste a plus que bien dépanné en piston droit et a même offert sur le fil la victoire contre Troyes. Entre son transfert douteux, ses problèmes extra-sportifs, son licenciement et son niveau cataclysmique, Chetti restera comme l'un des pires fiascos de l'histoire du SCO.

Au milieu, Mendy a été quasiment toujours titulaire, en milieu relayeur. Sa saison a été en demi-teinte : il n'est pas responsable du naufrage, mais il n'a pas survolé les débats non plus. Bentaleb, vice-capitaine, a joué une large partie de la saison en milieu défensif alors que ses qualités (et surtout son défaut de jouer trop facile) en font un meilleur relayeur. Il a probablement été le meilleur Scoïste techniquement mais, paradoxalement, l'équipe a souvent mieux joué sans lui. Abdelli a mis du temps avant de trouver une place dans le groupe mais il ne l'a ensuite plus lâchée. Il est devenu le leader sur le terrain en fin de saison avec la blessure de Bentaleb. Le capitaine Capelle a bien sûr eu un état d'esprit irréprochable, mais cela devient plus compliqué sur le terrain. Ounahi aurait dû prendre les clés du milieu mais, à part 1 ou 2 matches aboutis, il a surtout joué avec Boufal, au détriment du collectif. Sa Coupe du Monde étincelante l'a révélé au monde entier et a déclenché son départ en janvier. Comme toujours, Taïbi a dû se contenter d'entrées en jeu par-ci par-là. Ould Khaled, blessé une grande partie de la saison, a fait quelques apparitions à la fin. Bobichon a joué quelques minutes avant de partir à Laval durant l'été.

Hunou est l'attaquant qui a le plus joué mais, après un début de saison prometteur, il a totalement sombré. Perdue dans un débat avec ses entraîneurs pour savoir à quel poste elle devait jouer, la recrue-phare a fortement déçu. En début de saison, Sima ne recevait pas un ballon. Sa 2ème partie de saison a été beaucoup plus convaincante, au point d'être le meilleur buteur du SCO de la saison avec... 6 buts toutes compétitions confondues. Salama, passé de la R1 avec Montrouge à la L1 en 1 saison, a été l'élan de fraîcheur du début de saison. Mais il a peiné à confirmer et a raté les dernières semaines pour blessure. Niane est arrivé durant l'hiver après s'être remis d'une grave blessure. Il n'a pas vraiment répondu aux attentes. Boufal a eu quelques éclairs, mais il a été bien trop individualiste, notamment dans son comportement en se préservant clairement pour la Coupe du Monde. En ayant arrêté de jouer en octobre, il a quand même failli finir meilleur buteur du SCO... Après un bon début, Diony s'est rapidement déchiré les ligaments croisés et n'a donc quasiment pas joué de la saison. Le jeune Bahoya a fait ses premières apparitions en fin de saison et elles ont été intéressantes. Jakolis a fait un bout de match avant d'être prêté durant l'été. Mbock est entré 2 fois en jeu. Enfin, Eneme-Ella s'est blessé durant la préparation et a été absent toute la saison.