Déroulé de la saison 2002/03

La saison

3ème en championnat de France de National.
8ème tour de la Coupe de France.
Tour préliminaire de la Coupe de la Ligue.
 

Après un millésime 2002 décevant, le SCO démarre cette nouvelle saison de National avec des ambitions élevées : les nouveaux dirigeants visent la montée en deux ou trois ans, par conséquent pour cette saison l’objectif est, sinon la montée (il faut finir dans les trois premiers), en tout cas le haut du tableau. Le recrutement est d’ailleurs constitué essentiellement de joueurs de D2.

Rétrospectivement, on peut découper la saison du SCO en trois actes.

Premier acte : un début de saison inespéré. L’entame de la saison déçoit : c’est un piètre match nul 1-1 contre Trélissac pourtant réduit à dix dès la 36ème minute ; encore faut-il un penalty pour que le SCO évite la défaite. Rien ne laisse donc présager la suite : le SCO va demeurer invaincu pendant trois mois et treize rencontres, dont neuf victoires. L’équipe angevine n’est pourtant pas ultra-dominatrice, beaucoup de résultats se jouent à peu de choses. Ce qui est sûr, c’est que la défense Bracigliano (gardien)-Lemasson-Marchand-Cygan-Haise est très solide. Devant, Sampil est efficace (cinq buts en huit journées). Et les Angevins savent provoquer les fautes (six expulsions adverses sur les sept premières rencontres). Au soir de la treizième journée, soit le tiers du championnat, le SCO est invaincu et n’a encaissé que quatre buts, il possède six points d’avance sur Louhans et Besançon et – surtout – neuf sur le quatrième Valenciennes. Accessoirement, il a été éliminé d’entrée de jeu en coupe de la Ligue comme tous les ans (Nîmes, 2-0).

Deuxième acte : essoufflement et série de contretemps. La 14ème journée est un tournant : le SCO trébuche pour la première fois en championnat, à domicile et en semaine contre une équipe relativement mal classée (Brest, 13ème) : une tête de Doumbouya dans le temps additionnel aura suffi. On reviendra sur ce match. Dans la même semaine, l’équipe angevine chute à nouveau, chez le rival bisontin (2-0). La spirale semble continuer quand le weekend suivant le relégable yonnais tient le SCO en échec… jusqu’à la 92ème minute où Dobo inscrit le but victorieux. Plus tard, l’entraîneur Guérit jugera cette victoire très importante car elle a maintenu l’équipe à flot dans une période difficile. Sur les huit matchs qui suivent, elle en perd quatre et n’en gagne qu’un. Résultat : aux deux tiers du championnat marqués par une défaite à Jean-Bouin - où il est copieusement dominé par la modeste équipe de Sète - puis par un échec à Cannes, le SCO n’est plus que troisième à égalité avec le quatrième. Il a en outre été éliminé de la coupe de France par une équipe de rang inférieur (La Vitréenne aux tirs au but).

Troisième acte : la solidité retrouvée suffit à assurer le podium. Il faut préciser que le club angevin compte alors deux matchs en retard. Le premier rattrapage se solde par un 0-0 à Angoulême, le SCO rétrograde à la quatrième place (car d’autres matchs en retard se jouent le même soir) et n’est plus en position d’accession. Il n’empêche qu’il a retrouvé sa solidité défensive et elle ne lui fera plus défaut jusqu’à la fin de l’année : au cours des quatorze dernières rencontres, l’équipe n’encaissera que cinq buts (dont trois au cours des deux dernières journées devenues sans enjeu). Lors de la 29ème journée, à domicile contre la redoutable équipe de Martigues en course pour la montée, le SCO livre son meilleur match de la saison et gagne 1-0 (Dobo). Peu après, le second match en retard, gagné contre Dijon, donne au SCO cinq points d’avance sur les Martégaux. Puis la défaite contre Brest évoquée plus haut est annulée par la FFF : sur la foi d’une indication erronée fournie au téléphone par la Ligue, le Stade brestois avait aligné Senoussi or celui-ci n’était pas qualifié. Le SCO reçoit donc trois points sur tapis vert, ce qui porte son avance à sept points à sept journées de la fin. Dès lors, son étanchéité compense la difficulté à gagner : le SCO devient spécialiste des matchs nuls qui lui permettent d’avancer lentement mais sûrement vers la D2. La seule victoire de toute la fin de saison, à Nîmes (1-0, Dobo), assure au SCO la montée deux journées avant la fin du championnat. Il termine troisième, devancé par Besançon et par Rouen.

Évolution du classement

Le public

Les nouveaux dirigeants tablaient sur un millier d’abonnés, il n’y en a probablement que la moitié. Le programme imprimé est désormais intitulé « Jour de SCO », clin d’oeil à l’émission « Jour de foot » diffusé par Canal+ où travaille le président délégué Philippe Doucet.
Les affluences ont été calquées sur les résultats sportifs et sur le climat davantage que sur le prestige des adversaires (aucun n’ayant d’ailleurs beaucoup de notoriété) :

  1. Ascension durant le premier acte (Viry-Châtillon 3700, Beaucaire 4100, Angoulême 5100, Cannes 4600, Valenciennes 6700, Cherbourg en semaine 4300)
  2. Lent déclin au second acte (Brest 4200, La Roche-sur-Yon 3900, Nîmes 3300, Rouen 3800, Sète 3400)
  3. Remontée au troisième acte (Pau 3500, Martiques 3800, Dijon 4600, Besançon leader 7000, Alès début mai 4800, enfin Louhans pour fêter la montée 11000)
  4. .

Avec plus 4700 spectateurs de moyenne, c’est une très belle saison, surtout si l’on songe qu’à partir de mi-novembre la partie haute de la tribune Saint-Léonard est interdite pour des raisons de sécurité.
Par contraste, certaines rencontres à l’extérieur se sont déroulées devant un public maigrelet : 898 spectateurs à La Roche, 801 à Martigues, 700 à Sète, 653 à Cannes (!), 419 à Viry-Châtillon et même 250 à Beaucaire !

Les dirigeants

Lors de l’intersaison, Serge Martel de la Chesnaye (60%) et le journaliste Philippe Doucet (30%) ont pris le contrôle du club au bout d’un an de discussion avec les anciens actionnaires ; ils ont remis au pot pour combler les pertes. Martel de la Chesnaye est président et Doucet président délégué, c’est lui qui dirige le SCO au quotidien. L’un des rares actionnaires antérieurs étant resté au capital, Bernard Blot, devient sponsor en cours de saison. Des efforts sont faits à destination des entreprises locales pour dynamiser le sponsoring local. L’idée d’un restaurant panoramique en haut de Jean-Bouin est évoquée. Enfin, la confiance est rétablie avec la mairie d’Angers qui octroie une subvention supplémentaire de 150 000 euros juste avant le passage d’hiver à la DNCG. Avec le succès qui ponctue la saison sportive, rien ne laisse présager les turbulences qui se dérouleront à l’intersaison 2003.

L'entraîneur

Eric Guérit arrive au SCO avec une double expérience d’entraîneur : celle d’une équipe A (Angoulême) dont il a été pendant quatre saisons (1995-1999) l’entraîneur-adjoint puis l’entraîneur principal en National, et celle d’une équipe B d’un club retrouvant sa gloire d’antan, le LOSC. A Lille, son équipe a gagné son groupe de CFA.
Au SCO, il réussit au-delà de toutes les espérances : amalgamer de solides recrues expérimentées avec l’effectif issu de la saison précédente, tout en lançant quelques jeunes joueurs, et surtout ramener le SCO en D2. Anecdote : au moment où l’équipe était en difficulté, une mise au vert à Melle, dans les sud des Deux-Sèvres dont il est originaire, a produit l’effet attendu.

Les joueurs

Dans les buts, Gennaro Bracigliano, prêté par Nancy, a fait tout le championnat, à trois exceptions près (dont le match de clôture). Il a été un acteur essentiel de la bonne saison du SCO, performance qui lui vaudra de retourner immédiatement en Lorraine comme titulaire en L2 puis en L1. Arnauld Lucas a joué les trois autres rencontres de championnat ainsi que celles des coupes.

Le SCO a joué le plus souvent en 4-4-2, parfois en 4-3-3.

La défense a généralement été composée de Gilles Kerhuiel (ou Ludovic Georges) à droite, Thierry Cygan et Arnaud Marchand puis Sébastien Grimaldi (arrivé de Cannes en septembre) au centre et Franck Haise (recruté à Laval, D2) à gauche. Cygan (arrivé de Wasquehal, D2) a particulièrement rayonné au point que sa présence en National a semblé comme une anomalie.

Au milieu, l’homme fort fut le capitaine Olivier Guégan avec à sa droite Nicolas Bouvier (ou Guillaume Rey), près de lui José Saez (arrivé fin août de Lille, CFA) et à sa gauche William Huck (recruté à Bournemouth, Angleterre) ou Emmanuel Coquelet (seule recrue du mercato d’hiver, en provenance d’Amiens, D2). Mickaël D’Amore ne fait qu’un court passage : arrivé du Racing après le premier match et régulièrement titulaire, il part à Thouars au mercato d’hiver ; Lionel Duarte, guère utilisé, rejoint le Gazélec d’Ajaccio au même moment.

En attaque, Peter Sampil (recruté à Amiens) auteur d’un début de saison très efficace (pour un total final de 10 buts en championnat), Yann Dobo (venu de Libourne, 6 buts en championnats, 4 en coupe) et Lionel Prat (recruté à Laval, 2 buts) se partagent l’essentiel des titularisations, Valérian Peslier étant le quatrième mousquetaire (3 buts en championnat, 1 en coupe).

Quelques jeunes joueurs ont été lancés en cours de saison : Karim Djellabi (apparu seulement 1 fois la saison précédente, aligné 7 fois comme titulaire), David Fardeau (2 titularisations) et Mickaël Brisset (1 titularisation lors du match de clôture, où il marque),

Equipe-type : Bracigliano – Kerhuiel, Cygan, Grimaldi (Lemasson), Haise – Bouvier, Guéguan (Djellabi), Saez, Huck – Dobo, Sampil (Prat)